Fiscalité en Italie : tout ce que les Français doivent savoir
Comprendre le système fiscal italien est indispensable avant de s'installer, d'investir ou de prendre sa retraite en Italie. IRPEF, flat tax, régime des impatriés, impôts immobiliers... nos experts francophones vous guident à chaque étape.


Vous êtes Français et vous envisagez de vivre, travailler ou prendre votre retraite en Italie ? La fiscalité italienne recèle des opportunités fiscales exceptionnelles — flat tax, régime des impatriés, taux retraités à 7 % — mais aussi des subtilités à maîtriser pour éviter les erreurs coûteuses. Ce hub fiscal centralise tous les guides essentiels rédigés par nos experts francophones.
Fiscalité en Italie
Guide complet sur l'IRPEF, les tranches d'imposition et les règles générales.
Flat Tax en Italie
Régime forfaitaire pour nouveaux résidents : 200 000 €/an, 15 ans max.
Code fiscal italien
Comment obtenir votre codice fiscale, indispensable pour toute démarche en Italie.
Retraite en Italie
Flat tax à 7 %, soins de santé, checklist pour partir serein en retraite en Italie.
Comprendre la fiscalité en Italie : les bases pour les Français
La fiscalité en Italie repose sur un principe fondamental : la résidence fiscale. Une personne est considérée comme résidente fiscale italienne si elle séjourne en Italie au moins 183 jours par an (182 en année bissextile), y maintient son domicile (centre de ses intérêts vitaux) ou y est inscrite au registre de la population résidente. Cette règle est déterminante car les résidents italiens sont imposés sur leurs revenus mondiaux (worldwide income), tandis que les non-résidents ne le sont que sur leurs revenus de source italienne.
Pour un Français qui s'installe en Italie, comprendre ce basculement de résidence fiscale est essentiel. La convention fiscale franco-italienne permet d'éviter la double imposition, mais son application nécessite une connaissance précise des règles des deux pays.
Le système fiscal italien en détail : IRPEF et impôts principaux
Le système fiscal italien s'articule autour de plusieurs grandes composantes. L'impôt principal sur les personnes physiques est l'IRPEF (Imposta sul Reddito delle Persone Fisiche), un impôt progressif par tranches qui s'applique sur six catégories de revenus :
- Revenus d'emploi salarié
- Revenus d'entreprise individuelle ou de sociétés de personnes
- Revenus de travail indépendant (professions libérales, freelances)
- Revenus de capitaux (intérêts, dividendes, plus-values)
- Revenus fonciers et immobiliers
- Autres revenus spécifiques prévus par la loi
Les tranches de l'IRPEF
Le barème 2026 de l'IRPEF est progressif et monte rapidement :
- 23 % jusqu'à 28 000 € de revenu annuel
- 35 % de 28 001 € à 50 000 €
- 43 % au-delà de 50 000 €
À ces taux nationaux s'ajoutent des surtaxes régionales (généralement entre 1,23 % et 3,33 %) et des surtaxes communales (jusqu'à 0,8 %), ce qui peut porter la pression fiscale totale à près de 47 % sur les hauts revenus.
Les impôts sur le capital et le patrimoine
En dehors du barème progressif, les revenus financiers (intérêts, dividendes, plus-values mobilières) sont généralement soumis à un prélèvement forfaitaire de 26 %, ce qui constitue une forme de flat tax sur les revenus du capital.
Pour les résidents italiens détenant des biens ou actifs à l'étranger, deux impôts patrimoniaux spécifiques s'appliquent :
- IVIE (Imposta sul Valore degli Immobili situati all'Estero) : impôt sur les biens immobiliers détenus à l'étranger, au taux de 1,06 % depuis 2024 (contre 0,76 % auparavant). Aucun impôt n'est dû si le montant calculé est inférieur à 200 €.
- IVAFE (Imposta sul Valore delle Attività Finanziarie detenute all'Estero) : impôt sur les actifs financiers détenus à l'étranger (comptes bancaires, titres, assurances-vie), au taux général de 0,2 % de la valeur des actifs.
Ces deux impôts sont souvent méconnus des Français qui s'installent en Italie en conservant leur patrimoine en France. Il est crucial de les anticiper avec un expert fiscal.
La flat tax en Italie : une opportunité exceptionnelle pour les nouveaux résidents
La flat tax italienne est l'un des régimes fiscaux les plus attractifs d'Europe pour les personnes fortunées souhaitant transférer leur résidence fiscale. Il existe en réalité plusieurs régimes forfaitaires qu'il convient de distinguer.
La flat tax pour les nouveaux résidents
Ce régime, souvent appelé "régime des résidents non-domiciliés" à l'italienne, permet à un nouveau résident de payer un impôt forfaitaire annuel sur l'ensemble de ses revenus de source étrangère, quelle qu'en soit la nature ou le montant réel. Les revenus de source italienne restent imposés selon les règles ordinaires.
Depuis la réforme d'août 2024, le forfait annuel a été porté à 200 000 € par an (contre 100 000 € auparavant), avec 25 000 € supplémentaires par membre de la famille. Ce régime est valable pour une durée maximale de 15 ans. Il cible désormais plutôt les très hauts patrimoines avec des revenus étrangers dépassant 500 000 € par an.
Pour accéder à ce régime, il faut avoir été non-résident en Italie pendant au moins 9 des 10 années précédant l'installation.
Consultez notre guide dédié : Flat tax en Italie - guide complet
La flat tax à 7 % pour les retraités étrangers
C'est probablement le régime le plus avantageux pour les retraités français souhaitant s'installer en Italie. Il permet de payer un impôt forfaitaire de seulement 7 % sur l'ensemble des revenus de source étrangère (pension de retraite française incluse) pendant 9 ans.
Pour en bénéficier, le retraité doit s'installer dans une commune de moins de 20 000 habitants dans certaines régions du Sud de l'Italie (Mezzogiorno) : Sicile, Sardaigne, Calabre, Campanie, Basilicate, Abruzzes, Molise ou Pouilles.
En comparaison, un retraité français résidant en France sur une pension annuelle de 30 000 € paierait environ 14 % d'impôts en France. À 7 % en Italie sur la même base, l'économie est substantielle. En savoir plus sur la retraite en Italie
Le régime des impatriés ("impatriati") : pour les actifs qui s'installent en Italie
Le régime des impatriés (rientro dei cervelli en italien) est destiné aux travailleurs salariés ou indépendants qui transfèrent leur résidence fiscale en Italie. Ce n'est pas une flat tax à proprement parler, mais un abattement fiscal significatif sur les revenus d'activité générés en Italie.
Conditions et avantages depuis le 1er janvier 2024 :
- Abattement de 50 % du revenu imposable d'activité en Italie (soit une imposition sur seulement la moitié des revenus)
- Porté à 60 % pour les personnes ayant au moins un enfant mineur ou adoptant
- Plafond de revenus éligibles fixé à 600 000 € par an
- Durée de 5 ans, prorogeable de 3 ans si conditions remplies (enfant mineur, acquisition de résidence principale)
Pour les arrivées entre 2020 et 2023, les conditions étaient encore plus avantageuses : exonération de 70 % (voire 90 % dans certaines régions du Sud) des revenus d'activité en Italie.
Ce régime est particulièrement intéressant pour les travailleurs frontaliers, les télétravailleurs et les entrepreneurs qui souhaitent profiter de la douceur de vie italienne tout en bénéficiant d'une fiscalité allégée.
Les droits de succession en Italie : un avantage méconnu
Les droits de succession italiens sont nettement plus favorables qu'en France, ce qui constitue un argument fiscal supplémentaire pour les familles souhaitant s'installer en Italie.
Barème des droits de succession en Italie :
- 4 % en ligne directe (enfants, conjoints) avec un abattement de 1 million d'euros par héritier
- 6 % pour les frères et sœurs avec un abattement de 100 000 € par héritier
- 8 % pour les héritiers en ligne indirecte (sans abattement spécifique)
À titre de comparaison, en France, le taux marginal de succession entre parents et enfants peut atteindre 45 % au-delà de 1,8 million d'euros (après l'abattement de 100 000 € par enfant). L'écart est considérable pour les patrimoines importants.
Fiscalité italienne pour les Français : les points de vigilance
Si la fiscalité italienne pour les Français recèle de nombreuses opportunités, elle comporte aussi des pièges que seul un expert peut aider à éviter.
La résidence fiscale : un basculement total
Dès lors que vous devenez résident fiscal en Italie, vous devez déclarer et potentiellement payer des impôts en Italie sur l'ensemble de vos revenus mondiaux, y compris vos revenus fonciers français, vos dividendes de sociétés françaises et vos revenus d'épargne. La convention fiscale franco-italienne encadre les cas de double imposition, mais son application pratique est complexe.
Le codice fiscale : le sésame de la vie en Italie
Avant toute démarche fiscale ou administrative en Italie, vous aurez besoin de votre code fiscal italien (codice fiscale). Ce numéro d'identification est obligatoire pour ouvrir un compte bancaire, signer un contrat de location ou d'achat immobilier, ou encore accéder aux services publics. Comment obtenir votre code fiscal
Les actifs français restent dans le viseur du fisc italien
Un Français devenu résident fiscal en Italie doit déclarer ses actifs financiers et immobiliers détenus en France via le formulaire RW de la déclaration fiscale italienne. L'IVIE et l'IVAFE s'appliquent alors sur ces actifs, même si des crédits d'impôt permettent de neutraliser partiellement la double taxation.
Impôts en Italie vs France : comparaison rapide
Voici les grands points de comparaison entre les deux systèmes fiscaux, pour un Français de classe moyenne supérieure (revenu 60 000 €/an, patrimoine 500 000 €) :
- Taux marginal d'imposition sur le revenu : 43 % en Italie (+ surtaxes) vs 41 % en France (+ CSG/CRDS), taux comparables hors régimes spéciaux
- Flat tax sur les revenus du capital : 26 % en Italie vs 30 % (PFU) en France — légèrement plus favorable en Italie
- Droits de succession en ligne directe : 4 % avec 1M€ d'abattement par enfant en Italie vs jusqu'à 45 % avec 100 000 € d'abattement en France — très favorable en Italie
- Impôt sur la fortune : ISF supprimé en France (IFI résiduel sur immobilier), IVIE/IVAFE en Italie sur actifs étrangers — variable selon la situation
- Régimes spéciaux : flat tax forfaitaire, 7 % retraités, régime des impatriés en Italie — aucun équivalent en France
Pour approfondir ces comparaisons, consultez notre article dédié sur les impôts en Italie.
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Allerenitalie.com accompagne les francophones dans toutes leurs démarches fiscales en Italie depuis plus de 10 ans. Que vous soyez salarié, indépendant, investisseur immobilier ou futur retraité, nos experts bilingues vous proposent :
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Retrouvez également nos guides connexes sur l'immobilier en Italie, sur vivre en Italie et sur travailler en Italie.
La flat tax italienne : jusqu'à 200 000 € d'impôt forfaitaire annuel
Introduite en 2017, la flat tax pour nouveaux résidents est l'un des régimes fiscaux les plus attractifs d'Europe. Elle permet de substituer à l'imposition ordinaire sur les revenus étrangers un forfait annuel fixe, quel que soit le montant réel de ces revenus.
Depuis la réforme d'août 2024, ce forfait a été porté à 200 000 € par an (contre 100 000 € auparavant). Le régime est valable pour une durée maximale de 15 ans. Les membres de la famille peuvent également en bénéficier, au coût de 25 000 € supplémentaires par personne.
Pour les retraités, le régime à 7 % dans le Mezzogiorno offre une alternative encore plus accessible : un impôt forfaitaire sur tous les revenus étrangers pendant 9 ans, en s'installant dans une commune rurale du sud de l'Italie.

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Questions fréquentes sur la fiscalité en Italie
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